Guinée : « ce n’est pas par un coup de baguette magique qu’on va amener l’électricité »

oussou-falima Guinée : « ce n’est pas par un coup de baguette magique qu’on va amener l’électricité »

Les autorités de la transition sont confrontées à la dure réalité de la gestion du pouvoir. Les scènes de colère nées du manque d’électricité dans les ménages provoquent une levée de bouclier. Après le ministre de l’Energie, Aboubacar Camara, qui a cherché à convaincre l’opinion après une visite à Kaléta et Souapiti, c’est Ousmane Gaoual Diallo qui vole à son secours. Le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre des Transports, pense que c’est injuste de pointer du doigt la gouvernance actuelle dans le manque d’électricité.

Des arguments, parfois tirés par les cheveux, sont en train d’être servis par les autorités actuelles, incapables de maintenir le niveau de desserte en électricité du temps d’Alpha Condé, renversées « pour mauvaise gestion », disait-on à l’époque. « C’est injuste de mettre sur le compte du CNRD et du gouvernement actuel les difficultés d’électricité que nous connaissons dans notre pays. Cette question d’électricité n’a jamais été réglée dans notre pays depuis l’indépendance. Ou bien vous avez connu un moment où on dit que la Guinée a réglé son problème d’électricité ? Notre pays a accumulé, dans tous les secteurs du développement, beaucoup de retards », soutient Ousmane Gaoual Diallo. Faisant semblant d’oublier qu’Alpha Condé et le gouvernement dirigé par Sidya Touré, notamment en 1997, avaient stabilisé le courant.

Se contredisant, Ousmane Gaoual assène : « Cela ne dédouane pas le gouvernement de sa responsabilité. Notre responsabilité est de bien faire. C’est vrai, aujourd’hui, avec le dimensionnement du barrage et les difficultés qu’ils ont de le remplir, mais même si ce barrage était rempli, bien même s’il arrivait à produire pleinement de 450 ou 500 MW d’électricité, les besoins de notre pays, c’est presque 4 000 à 5 000 MW d’électricité. Les 400 ou 500 qui vont venir, c’est pour régler le problème de Conakry et quelques préfectures. La Guinée est plus grande que ça. C’est difficile, mais est-ce qu’il faut aujourd’hui s’occuper de régler que de façon conjoncturelle, parce que c’est un besoin qui est réclamé légitimement par les populations ou bien prendre la charge et la responsabilité de poser des actes de façon à régler sur la durée la question d’énergie, et cela ne se fera pas dans la précipitation. Ce n’est pas par un coup de baguette magique qu’on va amener l’électricité en Guinée ».

L’opinion publique appréciera !

Alhassane Diomandé  

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