Le Général Doumbouya candidat ? « Nous ne pouvons laisser faire, il faut qu’on se mobilise »

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Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) réaffirme que le combat pour une sortie heureuse de la transition en cours doit se poursuivre. En meeting devant des milliers de ses partisans hier, dimanche 25 août 2024, à New York, aux USA, Cellou Dalein Diallo a dénoncé les flous de l’avant-projet de la nouvelle Constitution sur une candidature du Général Doumbouya aux élections à venir. Selon l’ancien Premier ministre sous le régime de feu Lansana Conté, les guinéens doivent se mobiliser pour défendre la démocratie et l’Etat de droit.   

« Rien n’empêche qu’on mette dans la constitution que les engagements qui avaient été pris dans la charte seront respectés. Parce que la constitution, une fois qu’elle est adoptée, elle va remplacer la charte. Si ces dispositions ne sont plus dans la constitution, on n’a rien à opposer à Mamadi Doumbouya s’il veut être candidat », alerte Cellou Dalein Diallo.

Poursuivant, le président de l’UFDG déclare que l’avant-projet de la nouvelle constitutionnelle, s’il est maintenu comme tel, est un boulevard ouvert au Général Doumbouya pour être candidat aux prochaines échéances électorales au grand dame de la démocratie. « On nous présente un avant-projet de constitution dans lequel on refuse d’intégrer les dispositions interdisant les membres du CNRD d’être candidats. Or, on dit que c’est le Ministère de l’Administration du territoire et les préfets qui organisent les élections. Ils ont pris le contrôle des collectivités en mettant des délégations spéciales partout, ils ont décidé que les chefs de districts et de quartiers vont être nommés par les Gouverneurs. Si le patron de la junte est candidat en violation de son serment, de la charte et de tous les engagements qu’il a pris publiquement, est-ce qu’il y aura élection ? On aurait sacrifié la démocratie… Nous ne pouvons laisser faire. Il faut qu’on se mobilise, qu’on se batte pour la démocratie, l’État de droit… car malheureusement, notre combat n’est pas terminé », a-t-il laissé entendre dans une salle pleine à craquer, chauffée à blanc.

Ben Alimou

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