
C’est un flot d’encre et de salive qui coule au lendemain de la publication de l’évaluation des partis politiques par le Ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation (MATD). Plus de cent partis politiques ont été dissous ou suspendus pour 3 mois. Une soixantaine d’autres sont sous observation pour 90 jours. A l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), classée parmi les partis sous observation, l’on parle d’éléments intrigants dans cette classification.
Selon Joachim Baba Millimono, il y a des zones d’ombre qu’il falloir éclaircir dans cette affaire. « Il y a des éléments intrigants. Par exemple, lors de la dernière évaluation, après la correction de toutes les anomalies qui avaient été constatées, dues aux erreurs matérielles dans la remontée des informations, par la faute des enquêteurs, il s’avérait que certaines informations n’avaient pas été correctement collectées. Ce qui avait été corrigé. A date, le document que nous avons reçu à travers les réseaux sociaux, il se trouve que l’UFDG n’aurait pas satisfait sept exigences. Ce qui fait qu’il se trouve dans la catégorie des partis mis en observation », explique le responsable de la communication de l’UFDG.
En outre, Joachim Baba Millimouno, le délai de 3 mois accordé pour corriger ce qui doit l’être est une bonne démarche. « Ce que je puis vous dire, le récépissé qui avait été remis aux partis, après l’évaluation, il n’y avait qu’une seule exigence qui n’avait pas été satisfaite par l’UFDG. Je suis surpris que ce soit sept exigences qu’on nous reproche aujourd’hui, de n’avoir satisfaites. Puisque nous avons trois mois pour corriger toutes les anomalies, il faut se satisfaire de la démarche », a laissé entendre le directeur de la cellule de communication du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo.
Le MATD a précisé que les partis dissous le sont définitivement. Les partis suspendus peuvent corriger les imperfections soulevées et revenir dans les normes. Il en est de même pour les partis sous observation, apprend-on. Le MATD a déjà entamé des rencontres avec les leaders des partis suspendus et sous observations pour échanger sur ce sujet assez délicat, qui intervient à quelques mois d’échéances démocratiques déterminantes pour notre pays.
Alpha Ben Alimou
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