Enlèvement du journaliste Marouane Kamara : le SPPG exige sa libération

marwane Enlèvement du journaliste Marouane Kamara : le SPPG exige sa libération

Sale temps pour les journalistes et les médias en Guinée. Après la fermeture de plusieurs médias et la condamnation de journalistes, c’est un confrère qui vient d’être enlevé par des gendarmes à Conakry. Habib Marouane Kamara, ancien chroniqueur politique à Djoma médias (fermé depuis le mois de mai 2024), et administrateur général du site d’informations lerevelateur224.com a été arrêté la nuit dernière et conduit à une destination inconnue.

Le Syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG), la seule entité qui défend les médias et les journalistes aujourd’hui, condamne et exige sa libération.

DÉCLARATION DU SPPG RÉLATIVE À L’ENLÈVEMENT DE HABIB MAROUANE CAMARA PAR DES ÉLÉMENTS DE LA GENDARMERIE

Le syndicat des professionnels de la presse de Guinée a appris avec indignation L’ENLÈVEMENT du journaliste Habib Marouane CAMARA, Administrateur Général du site d’information www.lererevelateur224.com. Il a été kidnappé par des gendarmes ce mardi 3 décembre 2024 aux environs de 20h, à Lambanyi carrefour KPC. Sa femme a déclaré au bureau national du SPPG que notre confrère était en partance pour le domicile de l’homme d’affaires Kerfala CAMARA dit KPC avec qui il avait un rendez-vous.

Arrivé à Lambanyi pour honorer ce rendez-vous, le journaliste a laissé la grande circulation pour prendre la ruelle qui mène justement au domicile de KPC quand un pick-up de la gendarmerie est sorti devant son véhicule au niveau des dos d’âne. Sans mandat ni convocation, ses assaillants ont cassé le pare-brise de sa voiture avant de l’en extirper de force pour une destination inconnue.

Le SPPG condamne fermement ce kidnapping du journaliste Marouane enregistré seulement quelques heures après la libération ce même mardi, d’un autre journaliste d’investigation Bakary Gamalo BAMBA qui a passé près de 2 mois en prison.

Le SPPG exige sa libération et interpelle le ministre de la justice qui a également la responsabilité de garantir le respect des droits et libertés des guinéens en tant que ministre en charge des droits de l’homme.

Le SPPG demande au haut commandant de la gendarmerie nationale dont les éléments ont commis cet autre crime de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver l’intégrité physique et morale du journaliste qui, Jusque-là, n’a jamais refusé de répondre à une convocation.

Conakry, le 3 décembre 2024

Le Bureau National

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