
Une tornade s’est abattue sur le village de Donghol, relevant de la sous-préfecture de Parawol, dans la préfecture de Lélouma. Une école et 28 habitations ont été endommagées par le sinistre, survenu le jeudi 24 avril 2025. Les victimes passent leurs journées sous les arbres et la nuit chez certains voisins qui ont eu plus de chance, rapporte l’Agence guinéenne de presse (AGP).
L’annonce de la saison des pluies est une période de vents violents dans diverses contrées de la Moyenne Guinée. C’est dans ce cadre que le village de Donghol a été affecté par un vent violent.
« On ne s’attendait pas à ces genres de malheur. Moi, j’étais couché, il y a d’abord eu une pluie et par la suite, un vent violent, d’une rare ampleur a suivi qui a fait tomber le mur. Heureusement, je me suis précipitée pour sortir avant que toute la maison s’écroule. C’est une maison de trois pièces, un salon et un magasin. Tout le contenu a été détruit, comme l’armoire, les lits, notre nourriture et des habits. Mais Dieu merci, il n’y a pas eu de perte en vie humaine », a expliqué une des sinistrées, Mariama Tenin Camara, au micro de l’AGP.
Selon le chef du secteur, Samba Ténin Diallo, environ 150 personnes sont sans abris depuis le jeudi dernier. « J’ai actuellement 28 maisons gâtées d’autres complètement et d’autres partiellement. Parmi ces édifices, certains sont en ciment et d’autres en banco. Les sinistrés vivent sous les manguiers la nuit et en cas de pluies, les voisins les hébergent avec toutes les difficultés. Des familles sont séparées et des biens sont perdus ».
En outre, il lance un appel aux autorités. « Je prie l’Etat de nous venir en aide. Nous sommes des pauvres populations. Les autorités sont venues s’enquérir de la malheureuse situation mais jusqu’à date, il n’y a rien eu comme aide. Nous sommes en train de nous débrouiller avec nos maçons, menuisiers pour que chacun fasse ce dont il est capable pour reconstruire les maisons et surtout l’école. L’école primaire est complètement décoiffée. Le mur du terrain de football construit par la jeunesse est aussi à terre. Nous demandons de l’aide pour ça aussi », a plaidé Samba Tenin Diallo, au micro de l’AGP.
La rédaction
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