Double condamnation en France et aux États-Unis du géant de la « tech » Google

image-22-1024x566 Double condamnation en France et aux États-Unis du géant de la « tech » Google

Google et ses mauvaises pratiques sont au cœur de l’actualité, cette semaine. Le géant américain a écopé – coup sur coup – de deux amendes en France et aux États-Unis. Ce sont 325 millions d’euros d’amende qui ont été d’abord infligés par le gendarme français de la protection des données et 425 millions de dollars imposés par un tribunal à San Francisco pour atteinte à la vie de privée de 100 millions d’internautes américains. Deux amendes colossales sur le papier mais qui ne devraient pas beaucoup émouvoir les patrons de Google.

En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), a décidé de sanctionner Google pour avoir affiché des publicités entre les courriels des utilisateurs de Gmail sans leur accord, des publicités d’autant mieux ciblées que Google installait – là encore – sans prévenir et sans demander la permission des cookies ces fameux traceurs numériques au moment de la création d’un compte.

Amende record

Pour cela, Google écope donc d’une amende record de 325 millions d’euros, la Cnil justifiant ce montant par le fait que Google avait déjà été condamné pour des pratiques similaires en 2020 et 2021. Quelques heures plus tard c’est le jury d’une cour fédérale de San Francisco qui a condamné le géant du web à verser 425 millions de dollars à 100 millions d’internautes américains.

Collecte de données malgré le refus des internautes

Google est reconnu coupable d’avoir continué à collecter leurs données de navigation sur Chrome, Google Maps ou Googles Actualités alors que ces internautes avaient expressément refusé cette collecte. Au total, 750 millions de dollars d’amende après deux défaites judiciaires qui apparaissent dérisoire au regard de la victoire de Google un peu plus tôt, mercredi 3 septembre, dans un procès anti-monopole au jugement vraiment clément pour l’entreprise. Le cours en bourse d’Alphabet – la maison mère – a alors bondi de 9% soit 230 milliards de dollars valeur boursière.

Radio France Internationale (RFI)

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