Gaza : faim, entrave, torture… les otages du Hamas racontent leurs terribles conditions de détention

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Matan Angrest, otage israélien, met ses mains devant son visage après être sorti d’un hélicoptère à Tel-Aviv, le 13 octobre 2025. © AP/Ohad Zwigenberg

Après la joie des retrouvailles commence un travail de reconstruction pour les otages israéliens. Avant leur libération lundi 13 octobre, ils ont vécu 738 jours de détention aux mains du Hamas dans des conditions terribles qu’ils ont racontées.

Les otages libérés ont commencé à partager avec leurs proches des détails de leur captivité. Ils ont connu la faim et perdu de 30% à 40% de leur poids. Selon la chaîne de télévision numéro 12 Avinatan, Or a par exemple été détenu dans un isolement complet pendant plus de deux ans. Elkana Bohbot a passé toute sa détention enchaînée dans un tunnel où elle a perdu la notion du temps et de l’espace. Et Matan Angrest a été très sévèrement torturé parce que militaire.

Aux mains du Hamas, il y avait la menace d’une exécution à tout moment, avec des armes pointées sur la tête. Et puis, il y a ceux qui sont morts. Quatre cercueils ont été récupérés, lundi 13 octobre, par les Israéliens. Les dépouilles envoyées à l’institut médico-légal doivent être identifiées sous 24 heures. Les familles des otages décédés crient à la trahison, puisque l’accord prévoyait un retour de tous les captifs vivants et morts.

Accord en danger ?

Les autorités israéliennes avaient anticipé ce retard et envisageaient récupérer dix à quinze corps : quatre sur 28, c’est peu. Concernant l’accord, chaque étape est désormais fragile, car les acteurs entrent dans la partie peut-être la plus compliquée des négociations.

Le premier point difficile est le désarmement du Hamas. Le président français Emmanuel Macron a nuancé lundi 13 octobre, en Égypte, qu’« on ne démantèle pas du jour au lendemain un groupe terroriste avec des milliers de combattants, des tunnels et de l’armement ».

Il y a aussi la question du retrait de l’armée israélienne : quand et jusqu’où ? Reste aussi le très important acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, la reconstruction et la gouvernance de l’enclave palestinienne, le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

Radio France Internationale (RFI)

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