
Une finale qui ne finit pas de tirer en longueur ! Depuis le 18 janvier 2026, l’ultime match de la CAN 2025 qui a permis aux Lions de la Teranga de prendre le dessus sur les Lions de l’Atlas, par le plus petit des scores 1-0, remontant ainsi pour la deuxième fois sur le toit de l’Afrique, continue de jouer des prolongations. Non plus sur la belle pelouse du magnifique stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, mais dans une prison où sont incarcérés 18 supporters sénégalais, jugés et condamnés pour « hooliganisme ». Ils ont récolté de trois mois à un an de prison ! Dura Lex, Sed Lex ! Dure est la loi, mais c’est la loi !
Ils ont présenté leurs excuses au peuple marocain et ses dirigeants pour s’être laissés emporter d’abord par le sentiment d’injustice suite à deux décisions arbitrales…arbitraires et surtout par la passion du football. Cette passion qui, dans le feu de l’action, fait monter l’adrénaline à son summum et conduit à la commission des actes les plus horribles comme la mort d’homme, l’incendie de maisons de footballeurs, d’entraîneurs ou de responsable de fédération, et la destruction par vandalisme, d’enceintes sportives, pour ne citer que ces cas. Et ça se passe partout, et régulièrement dans tous les coins du monde où le sport-roi dicte sa loi, même dans des oppositions entre équipes de quartiers !
Bien que combattu avec la dernière énergie et les sanctions les plus diverses et les plus sévères, le phénomène s’éternise, avec son cortège de conséquences des plus bénignes aux plus graves. Mais, il faut le reconnaître, sans s’ériger en avocat défenseur des 18 supporters sénégalais, tout ça fait partie de l’environnement de ces matchs aux grands enjeux, comme cette finale que le Maroc jouait sur ses terres, devant un public acquis à sa cause qui ne voyait d’autre issue à cette finale, que la deuxième étoile à accrocher sur le maillot rouge-vert marocain. Les Sénégalais étaient également dans la même détermination, sauf que ne jouant pas chez eux, ils n’avaient pas droit à ce coup de pouce dont jouissent tous les pays organisateurs !

En somme, si les supporters sénégalais, n’ont eu droit à aucune indulgence devant la justice marocaine, car leurs comportements incontrôlés d’un autre âge, doivent être bannis du sport, ils doivent tout de même bénéficier de circonstances atténuantes dues aux enjeux sportifs de cette finale. Sans occulter ces coups de sifflet d’un arbitre congolais qui, était crédité d’un bon match jusqu’à ce but refusé aux Lions de la Teranga et ce penalty sifflé pour les Lions de l’Atlas pour pratiquement la même poussette. Il ne reste, désormais, que la magnanimité du roi Mohamed VI comme seule bouée de sauvetage pour ceux que leurs compatriotes considèrent désormais comme « les otages de Rabat ».
Pour paraphraser une prière catholique dite avec foi, souverain, ces supporters ne sont pas dignes de la médaille du fair-play, mais dit seulement une parole et ils seront sauvés. Leurs familles, surtout leurs enfants, les attendent à Dakar, à Saint-Louis et à Ziguinchor ! Cette finale n’a que trop duré !
Par Wakat Séra
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