Beyla : un chantier bloqué plonge l’administration préfectorale dans la débrouille

image-64-1024x554 Beyla : un chantier bloqué plonge l’administration préfectorale dans la débrouille

Dans la préfecture de Beyla, en région forestière de Guinée, l’administration préfectorale traverse une situation pour le moins inhabituelle. Depuis plus de trois ans, les principaux responsables administratifs travaillent sans véritables bureaux. Une conséquence directe de l’arrêt prolongé des travaux de rénovation et d’extension du bloc administratif préfectoral, rapporte l’Agence guinéenne de presse (AGP).

Lancé en 2024, ce chantier devait initialement durer seulement six mois. Mais aujourd’hui, plusieurs années après le début des travaux, le projet peine à avancer et les infrastructures restent inachevées. Cette lenteur plonge l’administration locale dans une situation de précarité logistique qui complique considérablement la gestion des affaires publiques.

Le préfet et les cadres contraints de travailler à l’hôtel

Faute de locaux fonctionnels, le préfet de Beyla, les directeurs préfectoraux et les différents chefs de services administratifs ont été contraints de s’organiser autrement pour poursuivre leurs activités.

Ainsi, l’ensemble de l’administration préfectorale gère actuellement les affaires courantes depuis l’hôtel Prodapeck, devenu malgré lui un centre administratif improvisé. Dans cet espace initialement destiné à l’hébergement, les responsables tentent tant bien que mal d’assurer la continuité du service public.

Mais cette solution provisoire montre rapidement ses limites. Les cadres travaillent dans des conditions peu adaptées aux exigences administratives : manque d’espace, absence d’archives organisées, difficultés pour recevoir les usagers ou tenir des réunions de travail. Une situation qui ralentit le traitement de nombreux dossiers et complique les interactions avec les citoyens.

Un projet ambitieux toujours inachevé

Le projet de rénovation du bloc administratif préfectoral de Beyla devait pourtant permettre de moderniser en profondeur les installations administratives.

Selon les informations disponibles, les travaux prévoyaient notamment : la construction d’un parking pour les véhicules administratifs, l’édification d’une clôture sécurisée, la réalisation d’un forage pour l’approvisionnement en eau, ainsi que le réaménagement de 26 bureaux destinés aux différents services préfectoraux.

Ces aménagements devaient offrir un cadre de travail moderne et fonctionnel aux cadres de l’administration locale. Mais l’arrêt prolongé du chantier laisse aujourd’hui ces infrastructures inachevées, prolongeant l’attente des fonctionnaires et de la population.

La résidence préfectorale également abandonnée

La situation est d’autant plus préoccupante que le bloc administratif n’est pas le seul projet à l’arrêt. La résidence officielle du préfet fait également l’objet de travaux de rénovation depuis plusieurs années, sans qu’aucune avancée significative ne soit observée.

Conséquence : les trois préfets qui se sont succédé à la tête de la préfecture ont tous été contraints de vivre et de travailler à l’hôtel Prodapeck. Une situation inhabituelle pour un représentant de l’État, qui se retrouve privé à la fois de résidence officielle et de bureaux administratifs adaptés, rembobine l’AGP dans sa livraison de ce mercredi 11 mars 2026.

Une population qui attend le retour à la normale

Face à cette situation qui perdure, les cadres administratifs de Beyla espèrent une reprise rapide et effective des travaux afin de pouvoir enfin réintégrer leurs locaux.

Au-delà des fonctionnaires, c’est également toute la population qui ressent les effets de cette paralysie partielle de l’administration. Les usagers rencontrent parfois des difficultés pour accéder aux services publics, dans un contexte où les structures administratives fonctionnent dans des conditions précaires.

Pour les habitants de la préfecture, l’achèvement du bloc administratif et de la résidence préfectorale apparaît désormais comme une priorité. Beaucoup espèrent que ces chantiers seront relancés dans les plus brefs délais afin de permettre à l’administration de retrouver un fonctionnement normal et efficace.

La rédaction

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