
Dans un communiqué officiel, diffusé dans la nuit de ce mercredi, 18 mars 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a adressé un avertissement ferme à l’ensemble des sociétés à participation publique opérant sur le territoire national. Le chef de l’État exige de ces entreprises qu’elles procèdent, dans les plus brefs délais, au paiement intégral des dividendes dus à l’État, rappelant l’importance de ces ressources dans le financement des politiques publiques et le développement économique du pays.
Dans ce message à tonalité résolument ferme, les autorités soulignent que toutes les entités concernées disposent d’un délai strict, fixé au 30 juin 2026, pour se conformer à leurs obligations financières. Cette mesure vise, selon le communiqué, à renforcer la discipline budgétaire, améliorer la gouvernance des entreprises publiques et garantir une meilleure transparence dans la gestion des fonds issus des participations de l’État.
Le président a également insisté sur la nécessité pour les entreprises concernées de respecter scrupuleusement les engagements pris envers l’État, considéré comme actionnaire. Il a rappelé que le non-paiement des dividendes constitue un manquement grave aux règles de gestion et de redevabilité, dans un contexte où le gouvernement entend optimiser la mobilisation des ressources internes.
Le communiqué précise par ailleurs que des sanctions sévères seront appliquées à toute structure qui ne se conformerait pas à cette directive dans le délai imparti. Ainsi, les entreprises privées en situation de défaillance s’exposeront à des mesures drastiques, notamment le retrait pur et simple de leurs permis d’exploitation, compromettant de facto la poursuite de leurs activités sur le territoire national.
En ce qui concerne les sociétés publiques, la rigueur sera également de mise. Les dirigeants qui n’auront pas régularisé leur situation financière d’ici à l’échéance fixée feront face à des mesures disciplinaires strictes. Celles-ci pourraient aller du limogeage pur et simple à l’engagement de poursuites judiciaires, en fonction de la gravité des manquements constatés.
À travers cette décision, les autorités entendent envoyer un signal fort en faveur de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes, tout en réaffirmant leur volonté de lutter contre les pratiques de mauvaise gestion au sein des entreprises à participation publique.
Ci-dessous, la liste des sociétés concernées et leurs domaines d’intervention :
Sociétés minières
1- Société aurifère de Guinée, SAG
2- Société minière de Mandiana, SMD
3- Kambia Bauxite Mining
4- Société minière de Boké, SMB
5- Société des mines de Mandiana, SMM
6- Chalco Mines
7- Guinea Birmingham Gold, GBG
8- Guinea Gold Exploration, GGE
9- Alliance Mining Commodity, AMC
10- CDM Chine
11- SPIC
12- Ashapura Minex
13- Ashapura BOFFA
14- Bel Air Mining
15- Kouroussa Gold Mine
16- Dynamic Mining
17- Nuida Pan Mining Company
Sociétés publiques
18- CGC
19- OGP
20- PAC
21- LONAGUI
22- SOTRAGUI
23- SOGUIPAH
24- SONAPI
25- ANAIM
26- OPG
27- SOGEB
28- GUILAB
29- SOCIETE NAVALE
30- SEG
31- SIPECO
32- ANAIM
33- EDG
34- BCRG
Sociétés mixtes
35- CBG
36- SOGECA
37- SOGES
38- SOGUILUB
39- Vivo
Sociétés minoritaires
40- VistaGui
41- SAG
42- Africair
43- Lafarge Holcim Guinée
44- BPMG
45- BSIG
46- UGAR Activa SA
47- Activa Vie
48- SGP
49- SGHI
50- BNIG
51- CRG
52- SOGEAC
53- FER
54- Axer
55- Laboratoire du bâtiment et des travaux publics
56- AGEROUTE
57- Société nationale de chemins de fer
58- La Poste Guinéenne
59- Coopecol Guinée
60- ONT (Office national du tourisme)
61- Pharmacie Centrale de Guinée (PCG S.A)
62- SONAP
L a rédaction
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