
La garde à vue du rappeur congolais Gims, arrêté en France à sa descente d’avion le 25 mars, a été prolongée. Le chanteur est cité dans une enquête portant sur du blanchiment en bande organisée. Il est évoqué dans l’affaire qui éclabousse ce grand représentant de la chanson francophone, un réseau international lié à de fausses factures et à un projet immobilier de luxe au Maroc.
Gandhi Djuna, c’est le nom à l’état civil de Gims, est une idole de ceux de sa génération. Ancien membre du groupe de hip-hop Sexion d’assaut, il a également travaillé, depuis qu’il évolue en solo, avec des artistes de pointure internationale adulés par la jeunesse de la planète, et notamment les fans du Rap. Bien qu’ayant délesté de son nom d’artiste, le mot « maître », Gims est un véritable patron du flow qui flirte avec le succès grâce à plusieurs albums et chansons qui ont explosé le plafond des ventes et ont été certifiés disques « Platine » ou « Diamant ».
Qu’est-ce qui n’a donc pas marché pour le rappeur, dont la trajectoire vertigineuse dans l’univers de la musique mondiale était plus qu’enviée par nombre de ses pairs ? Gims, a simplement été piqué par le virus de l’entrepreneuriat, convaincu que sa bonne étoile devrait continuer de briller dans le domaine de l’immobilier, lui qui avait également lancé sa propre marque de vêtement. Pour le rappeur congolais, le lancement à Marrakech, au Maroc où il vit, d’un gigantesque projet de l’immobilier de luxe, était un moyen d’enrichir la postérité, en plus des paroles tant appréciées de ses chansons. Sauf que, pour le moment, les planètes sont loin d’être alignées pour Gims dans sa nouvelle aventure. Si les soupçons portés sur lui sont fondés, l’artiste risque de connaître déchéance et déshonneur, qui constituent l’autre face de la médaille de la gloire !
En tout cas, l’affaire qui a causé son arrestation, Gims le sait, est assez grave. Elle a même déjà entrainé, la « mise en cause » de « cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière ». Et toujours selon Africa Intelligence, cela implique « une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine ». Certainement que beaucoup s’adonnent à la pratique et en jouissent, tant qu’ils ne sont pas pris !
Certes, pour l’instant, l’enquête se poursuit, et rien ne le condamne, mais Gims risque de sentir très bientôt, les premières répercussions de ce coup de pub qui tombe très mal pour lui, en plein « Summer Tour 2026 ». Bien des dates de concerts pourraient être annulées. Et que dire de la réputation menacée de ce talent pur du Rap au firmament de la gloire ? Le ciel va-t-il tomber sur la tête de Gims ? Wait and see, comme le diraient les Anglais à cette valeur incontournable de la musique francophone !
Gims est bien embêté comme jamais, pour en emprunter à sa chanson « Sapés comme jamais » !
Par Wakat Séra
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