
Les Lions de la Téranga ont arraché de haute lutte la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football en s’imposant 1 à 0 face au pays organisateur, le Maroc. La rencontre a été émaillé d’incidents, suite à un penalty « offert » aux Lions de l’Atlas, loupé lamentablement par Brahim Diaz. Ce penalty justement a provoqué l’ire des Sénégalais, qui ont même rejoint temporairement les vestiaires. Mais, le vétéran Sadio Mané a réussi à les ramener à de meilleurs sentiments, après des échanges avec Aladji Diouf et le coach Claude le Roi, reprenant la partie. Mais, que risquait le Sénégal si l’équipe avait décidé d’abandonner la partie ?
Selon le règlement de la Confédération africaine de football (CAF), « l’abandon volontaire du terrain ou le refus de reprendre le jeu constitue une infraction majeure ». Ce qui veut dire que le fait de quitter la pelouse constitue un forfait tout simplement.

Dans pareil cas, plusieurs sanctions sont prévues dans les textes de l’instance dirigeante du football africain : « Match perdu par forfait pour le Sénégal, avec un score administratif (généralement 3-0) ; attribution automatique du trophée au Maroc, Validation du score en cours au moment de l’interruption en faveur du Maroc », enseignent nos confrères de Seneweb.
Mais, les conséquences ne se seraient pas arrêtées là. « Sur le long terme, la CAF aurait pu infliger des sanctions beaucoup plus sévères : Suspension du Sénégal des prochaines compétitions africaines, y compris la CAN suivante », enchaîne le média en ligne.
A cela, allaient s’ajouter une exclusion ou des restrictions lors des éliminatoires de la CAN et de la Coupe du monde, des sanctions individuelles contre les joueurs ou membres du staff identifiés comme instigateurs du mouvement.

Autant dire que le Sénégal risquait gros en abandonnant la partie, sans compter la mauvaise image que cela aurait renvoyé. Mais, Sadio Mané a « sauvé la finale et le Sénégal » et permis la reprise de la partie, marquée par ce penalty manqué de Brahim Diaz, passé de héros (5 buts marqués pendant la compétition) à zéro (penalty manqué à l’ultime seconde du temps réglementaire). Le jeune attaquant du Réal Madrid avait la balle du trophée que le Maroc convoite depuis 1976. Les Lions de l’Atlas l’avaient emporté en Ethiopie face au Syli national de Guinée, il y a de cela 40 ans.
Le Maroc, demi-finaliste de la dernière coupe du monde, prend ainsi la 2ème place de sa CAN (médaille d’argent), tout comme ce fut le cas en 2004 en Tunisie.
Alpha Mamadou Diallo
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