
Dans la sous-préfecture de Ouassou, située dans la préfecture de Dubréka, les producteurs de riz font face à une situation de plus en plus préoccupante. Baisse significative des rendements, hausse des charges de production et difficultés techniques menacent aujourd’hui la viabilité de leurs activités agricoles, informe l’Agence guinéenne de presse (AGP).
Agriculteur depuis 2006, Aboubacar Racé, résident à Borakhouré, dans le district de Yafrayah, témoigne des changements négatifs observés ces dernières années. Marié et père de huit enfants, tous scolarisés dans des établissements privés, il explique avoir longtemps vécu dignement de l’agriculture. « C’est grâce à l’agriculture que j’ai pu construire deux maisons à Koubia et assurer l’éducation de mes enfants », confie-t-il au micro de nos confrères.
Exploitant un domaine de trois hectares à Ouassou, il constate aujourd’hui une dégradation marquée des conditions de production. « Les rendements ne sont plus comme avant. Les dépenses augmentent, mais la production diminue », déplore-t-il.
Parmi les principales difficultés évoquées figurent le manque de main-d’œuvre qualifiée, la prolifération des herbes dans les champs laissés en friche, ainsi que l’inefficacité de certains herbicides disponibles sur le marché local. Selon plusieurs producteurs, certains produits de désherbage auraient même causé des dommages importants aux cultures de riz.
À ces contraintes s’ajoute l’assèchement progressif des champs, compliquant davantage le maintien des cultures et accentuant la vulnérabilité des exploitations agricoles.
Face à cette situation, les riziculteurs de Ouassou appellent les autorités à un soutien accru. Ils sollicitent notamment un accompagnement en équipements agricoles adaptés, un meilleur encadrement technique et des mesures concrètes pour relancer durablement la production rizicole dans la localité.
« Nous voulons travailler, mais nous manquons de moyens. Pourtant, c’est par l’agriculture que nous pouvons subvenir à nos besoins et contribuer au développement de notre communauté », a lancé Aboubacar Racé, au micro de l’AGP.
La rédaction
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