Guerre en Iran : demain ne sent pas bon pour l’Afrique !

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Depuis plus d’une semaine, le duo Israël-Etats-Unis continue de faire pleuvoir les missiles contre l’Iran et, désormais, sur des bases du Hezbollah au Liban. Dans le même temps, l’Iran a organisé une réplique stratégique en s’en prenant aux pays du Golfe qui abritent des biens des pays européens et des Etats-Unis. Le père Ali Khamenei ayant péri dans les frappes israélo-américaines, l’Assemblée des experts de la République islamique d’Iran l’a remplacé, comme Guide suprême, par son fils, Mojtaba Khamenei.

Comme s’il voulait calmer les inquiétudes provoquées par cette guerre qui entraîne des implications internationales, les pays occidentaux ayant décidé de protéger leurs intérêts sous les feux intenses de Téhéran dans la région du Golfe, Donald Trump annonce la fin du conflit pour bientôt. Ce serait l’idéal, ces attaques pouvant, si rien n’est fait, instaurer le chaos non pas seulement en Iran et chez ses voisins arabes, mais dans le monde entier. Surtout si certaines puissances se sentant proches de l’un ou l’autre camp, entrent frontalement dans la danse.

Et l’Afrique ? Si les pays du continent noir ont la ferme conviction qu’ils ne seront pas à l’abri des conséquences de cette guerre, ils se contentent pour l’instant de recommander la plus grande prudence à leurs citoyens qui sont de passage ou vivent en Israël, au Liban, ou dans toute partie du Moyen-Orient, notamment dans les émirats du Golfe. Mais, l’Afrique semble, ne pas s’alarmer, outre mesure, sur les prix du pétrole et du gaz qui ne cessent de flamber, à cause de la guerre qui pourrait durer plus que prévu et la fermeture du Détroit d’Ormuz par l’Iran. Le baril du brut a déjà grimpé au-dessus des 120 dollars alors que le gaz lui a explosé de 30% ! S’ils ne sont pas, dans l’immédiat exposés à cette hausse des coûts des produits pétroliers et gaziers, l’Europe et les Etats-Unis ne pensent pas moins au pire. Du reste, le G7 a déjà dans les plans, de puiser dans les réserves stratégiques.

Les Africains, connus comme consommateurs à l’excès des importations, doivent trouver, au plus vite, des instruments pour soulager leur peine dans la période de hausse vertigineuse des prix, voire la pénurie de carburants, qui menacent le monde, si cette guerre ne prend pas fin dans les plus brefs délais.

Le pétrole du géant Nigeria et le gaz de l’Algérie, seront-ils des palliatifs imparables, ou tout au moins des alternatives à même de réduire la souffrance en vue des Africains ? En tout cas, le temps n’est plus à la réflexion, mais à la mise en place des solutions pour soulager la douleur annoncée des Africains déjà assommés, pour la plupart, par la vie chère, le déficit structurel de l’énergie, les crises humanitaires, le terrorisme, etc.

Par Wakat Séra

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