Cinq ans sans toi, cher Mouctar, mais toujours avec toi dans nos mémoires

Mouctar-TRE-1-956x1024 Cinq ans sans toi, cher Mouctar, mais toujours avec toi dans nos mémoires

Cinq années se sont écoulées depuis cette nuit douloureuse, et pourtant, ton souvenir demeure intact, mon cher Mouctar. Le temps passe, mais certaines absences ne s’effacent jamais. Elles s’inscrivent dans la mémoire, dans le cœur, dans chaque instant de la vie quotidienne. Ton départ, brutal et inattendu, a laissé une empreinte profonde que rien ni personne n’a pu combler.

Je me souviens encore de ce moment comme si c’était hier. La nouvelle est tombée, sèche, irréelle. J’ai cru un instant à une mauvaise blague, à un cauchemar dont j’allais me réveiller. Mais la réalité était là, implacable. Mon cher ami Mouctar venait de nous quitter à Conakry, terrassé par un arrêt cardiaque, en plein mois béni du Ramadan, dans la nuit du 22 au 23 avril 2021. Cette date reste gravée en moi, comme une blessure qui refuse de cicatriser.

Évoquer ton nom, Thierno Mouctar, Mouctar Kôlah, ou encore « Trézéguet » pour les plus proches, fait remonter une avalanche de souvenirs. Depuis les ruelles poussiéreuses de notre village natal de Kôlah, dans la sous-préfecture de Porédaka, jusqu’à l’effervescence de Conakry, nos chemins ont toujours été liés. Nous avons grandi ensemble, partagé les mêmes rêves, les mêmes rires, les mêmes espoirs d’un avenir meilleur. Cette enfance insouciante reste aujourd’hui l’un des trésors les plus précieux que je garde de toi.

Au collège déjà, tu te distinguais par ton talent exceptionnel dans les cages. Tu étais un gardien hors pair, courageux et déterminé. Ta présence rassurait toute l’équipe. C’est tout naturellement que tu avais été propulsé gardien titulaire de l’équipe de Porédaka lors du tournoi inter sous-préfectoral de Mamou. Tu plongeais sans hésitation, prêt à défendre chaque ballon comme s’il s’agissait de ta propre dignité. Nous étions fiers de toi, et tu nous rendais cette fierté par ton engagement sans faille.

Puis vint le lycée, avec ses exigences et ses responsabilités. Les Sciences Mathématiques te prenaient tout ton temps. Tu as alors fait un choix courageux : celui de te consacrer pleinement à tes études. Tu t’es battu corps et âme pour atteindre tes objectifs. Ta détermination était impressionnante. Tu savais ce que tu voulais, et tu ne reculais devant aucun sacrifice pour y parvenir.

Mais au-delà de l’élève brillant et du sportif talentueux, tu étais surtout un ami exceptionnel. Tu avais ce don rare de faire sourire même dans les moments les plus difficiles. Ta joie de vivre était contagieuse. Jovial, généreux, courageux et intrépide, tu l’as été jusqu’à ton dernier souffle. Tu savais tendre la main, écouter, conseiller, rassurer. Ta présence apportait toujours une lumière particulière autour de toi.

Hélas, le destin en a décidé autrement. Tu es parti trop tôt, laissant derrière toi des rêves inachevés et des projets qui ne demandaient qu’à éclore. Ton départ a créé un vide immense, difficile à décrire. Une famille meurtrie, des amis bouleversés, des connaissances plongées dans une profonde tristesse. Pendant longtemps, nous avons eu du mal à accepter cette réalité.

Ta chère épouse Mariama Issa, ainsi que tes trésors Nen Binta, Aissatou Dalanda et Saliou, ont fait preuve d’un courage admirable. Malgré la douleur, ils avancent, portés par ton souvenir et par les valeurs que tu leur as transmises. Quant à nous, tes amis, nous continuons à évoquer ton nom avec émotion, à raconter tes anecdotes, à faire vivre ta mémoire à travers nos paroles et nos actes.

Cinq ans après, l’absence est toujours là, mais elle s’accompagne aussi d’une douce reconnaissance pour tout ce que tu nous as donné. A juste titre, mon dernier garçon, né 8 mois après, porte ton nom. Tu restes présent dans nos cœurs, dans nos souvenirs, dans chaque moment partagé que nous continuons à évoquer.

Que Dieu, dans Son infinie miséricorde, te pardonne, t’accueille et te garde dans le Royaume des Justes. Qu’Il t’accorde la paix éternelle et illumine ta demeure. Amina.

Ton intime, Alpha

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