
L’explosion accidentelle d’une grenade dans la commune urbaine de Kissidougou a semé la stupeur et alimenté de nombreuses spéculations au sein de la population. Face aux différentes versions relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, le parquet du tribunal de première instance de Kissidougou a tenu à rétablir les faits.
Dans un entretien accordé à nos confrères de Guineematin, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kissidougou, Moïse Bangoura, a apporté des précisions sur les circonstances exactes de l’incident.
Selon lui, les faits se sont produits le 22 avril 2026, alors que dame Finda Kourouma procédait au nettoyage d’un magasin contenant les effets personnels et militaires du feu commandant Banènè Kourouma.
« Pour éviter toute propagation parcellaire ou inexacte des faits, je vais vous donner les véritables versions des faits », a déclaré le magistrat.

Il explique que pendant le nettoyage, les effets militaires ont été sortis du magasin. C’est à ce moment qu’un jeune garçon, présenté comme le fils de dame Finda Kourouma, aurait récupéré une grenade de type caïman parmi ces objets. L’enfant se serait ensuite rendu derrière la maison avec l’engin explosif, où il aurait retiré la goupille avant de l’abandonner sur place. Peu après, la grenade a explosé.
Informé, le parquet s’est rendu sur les lieux et a ordonné l’ouverture d’une enquête de flagrance confiée aux officiers de la police judiciaire. Dans ce cadre, dame Finda Kourouma a été entendue et interrogée sur procès-verbal.
Le substitut du procureur a également dénoncé la diffusion de fausses informations autour de cette affaire. « Aujourd’hui, des versions sont en train d’être données, alors que ce ne sont pas les véritables versions. Il y a des gens qui sont restés dans leurs bureaux et donnent leurs versions sur les réseaux sociaux, allant même jusqu’à télécharger des images de grenade caïman sans s’être rendus sur les lieux », a-t-il regretté.
Moïse Bangoura a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant qu’aucune victime n’a été enregistrée. « Celui qui vous dira qu’il y a eu des blessés, il n’y a pas eu de blessés. Celui qui vous dira qu’il y a eu des pertes en vies humaines, ce n’est pas vrai. Il n’y a pas eu de pertes en vies humaines. Celui qui vous dira aussi qu’il y a eu des bâtiments endommagés, il n’y a pas eu de bâtiments endommagés », a-t-il insisté.
Cette sortie du parquet vise ainsi à mettre fin aux rumeurs et à rétablir la vérité sur cet incident qui a suscité une vive émotion à Kissidougou.
La rédaction
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