
La traversée de l’Atlantique en direction des îles Canaries demeure un itinéraire emprunté par de nombreux migrants originaires d’Afrique de l’Ouest. Parmi les 228 personnes arrivées récemment sur l’île d’El Hierro, dans l’archipel espagnol, figurent des Guinéens, aux côtés de ressortissants sénégalais, maliens et gambiens.
Dans la nuit du mercredi au jeudi 22 octobre, une première embarcation transportant 62 personnes, dont trois femmes et trois mineurs, a accosté au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, apprend-on du site Seneweb. Les services de secours espagnols indiquent que la pirogue est arrivée aux alentours de 1 h 30, après une semaine passée en mer. Selon les déclarations des passagers, le départ a eu lieu à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal. À bord se trouvaient des migrants de différentes nationalités ouest-africaines, notamment des Guinéens.
Quelques heures plus tard, une deuxième pirogue en provenance du Sénégal a rejoint la même île avec 166 personnes à son bord, parmi lesquelles trois femmes et trois mineurs. L’arrivée successive de ces deux embarcations porte à 228 le nombre de migrants ayant débarqué à El Hierro.
La présence de ressortissants guinéens dans ce groupe souligne la participation de la Guinée aux mouvements migratoires qui s’organisent depuis les côtes ouest-africaines vers les îles Canaries. À l’instar des migrants des pays voisins, ces voyageurs empruntent une voie maritime particulièrement risquée dans l’espoir d’atteindre le territoire européen.
D’après les informations disponibles, l’état de santé des passagers ne suscitait aucune inquiétude et aucun incident sanitaire n’a été rapporté après leur arrivée.
Ces nouveaux débarquements illustrent la continuité des départs clandestins depuis l’Afrique de l’Ouest vers l’archipel espagnol. Ils mettent également en évidence le caractère régional de cette migration, qui rassemble des personnes de plusieurs nationalités, dont des citoyens guinéens, autour d’un même parcours maritime périlleux.
La rédaction
Partagez :