Disparition de Marouane : sa famille et le SPPG veulent savoir toute la vérité

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Porté disparu depuis bientôt deux ans, le sort du journaliste Habib Marouane Camara continue de préoccuper sa famille et la corporation. Dans une déclaration conjointe rendue publique ce lundi 2 novembre 2026, Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, les deux camps réclament des réponses aux nombreuses questions qui entourent ce dossier.

Ci-dessous, le contenu de ladite déclaration 

Déclaration Conjointe SPPG – Mariam Lamarana Diallo (Épouse de Habib Marouane Camara)

À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, célébrée ce 2 novembre, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) et Mariama Lamarana DIALLO, épouse du journaliste Habib Marouane Camara, rappellent avec force que la vérité et la justice doivent triompher de l’impunité.

En cette date symbolique, le SPPG et l’épouse du journaliste demandent la publication sans délai des conclusions des enquêtes promises au lendemain de la disparition forcée de Habib Marouane Camara, survenue le 3 décembre 2024, ainsi que l’ouverture immédiate d’un procès.

Dans un mois jour pour jour, la Guinée franchira le triste cap des deux ans de cette disparition insupportable. Ce drame continue de frapper brutalement son foyer, affectant la scolarité et l’avenir de ses enfants, tout en faisant peser une lourde menace sur l’ensemble de la communauté médiatique. Le SPPG et Madame Camara interpellent solennellement les autorités judiciaires afin d’éviter d’atteindre ce deuxième anniversaire dans le flou absolu.

La famille et la profession demandent des réponses claires : Qui a enlevé Marouane ? Où se trouve-t-il ? Qu’est-il advenu de lui ? Est-il toujours en vie ?

L’impunité persistante entoure également d’autres cas alarmants où il n’y a même pas d’enquêtes annoncées, notamment celui de Sanassy Keïta, journaliste à la RTG, enlevé en novembre 2025 par des hommes encagoulés, et dont on reste sans nouvelles. Il en va de même pour le père du journaliste Mamoudou Babila Keïta, kidnappé il y a un an par des inconnus alors que son fils est contraint à l’exil.

Nous réitérons notre appel pressant aux autorités pour que toute la lumière soit faite sur ces disparitions. La sécurité des journalistes et la liberté de la presse sont des piliers inaliénables de tout État de droit.

Fait à Conakry, le 2 novembre 2026

Pour le SPPG, le Bureau National

Pour la famille, Mme CAMARA Mariama Lamarana DIALLO

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