
Une rumeur faisant état de « l’expulsion » d’une patiente de l’hôpital régional de Boké, dans la soirée d’hier mercredi, 5 mars 2025, a fait couler un flot d’encre dans la commune urbaine. Des citoyens ont pointé du doigt les autorités de la structure, les accusant d’avoir renvoyé M’Ma Hawa Savané, faute de moyens financiers. Mais, les mis en cause, interrogés par l’Agence guinéenne de presse, ont apporté un éclairage sur ce qui s’est passé.
Selon Dr Ibrahima Sampil, Chef du service de la chirurgie, la patiente a été opérée et ne présentait pas de complications. « C’est une dame d’une cinquantaine d’années qu’on avait reçue ici dans des conditions régulières, il y a de cela 4 mois. Elle souffrait d’une hernie inguinale gauche. Elle est revenue après la première opération. Nous l’avons préparée pour une intervention et nous lui avons trouvé un lit le lundi, 03 mars 2025. Et le mardi, 4 mars, elle a été opérée avec des suites opératoires très bonnes et les paramètres normaux. »
Mais ce mercredi, en rentrant chez elle au quartier Katougouma, dans la commune urbaine, elle est tombée en syncope en cours de route. Suscitant de nombreuses spéculations et provoquant une certaine colère, qui sera finalement contenu. « Hier mercredi, 5 mars, nous l’avons libérée, après avoir passé la visite quotidienne dans les services et examiné tous les malades comme d’habitude. Ceux dont l’état s’était amélioré, on devrait les laisser sortir pace que nous sommes confrontés à un problème de lits. Donc, tous les cas simples que nous opérons, s’il n’y a pas de complications, ils passent 24 heures avec nous avant de rentrer chez eux. C’est ainsi que la dame a été libérée avec une autre femme qui avait été opérée le même jour. Lorsque nous avons été alertés que la dame est tombée, aussitôt on a informé l’hôpital qui, à son tour, a dépêché une ambulance pour aller la chercher pour la ramener. Malheureusement, l’ambulance n’a pas pu la prendre à cause de la foule trouvée sur les lieux. Finalement, ce sont les autorités régionales qui ont déposé la femme à l’hôpital. Et toujours, il n’y avait pas de places à la Chirurgie. Nous étions obligés de la mettre dans la salle de garde avant de contrôler à nouveau les paramètres qui étaient dans les normes », a fait savoir Dr Ibrahima Sampil, Chef du service de la chirurgie, au micro de l’AGP.
Le médecin a précisé que la dame se porte bien. « Elle est avec nous dans ces conditions, tout se passe bien… ». Comme pour dire, « tout est bien qui finit bien »
Mouctar Kôlah Trézéguet
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