
Ils voudraient faire un pied de nez à Donald Trump qu’ils n’auraient pas posé ce énième acte ignoble ! Plus de 167 chrétiens enlevés ce dimanche 18 janvier dans plusieurs églises de Kurmin Wali, localité du district de Kajuru au Nigeria. Pourtant, se plaignant de massacre, selon leur président, des chrétiens au Nigeria, les Etats-Unis y avaient opéré des frappes, rien qu’au mois de décembre. Mais, l’expédition punitive menée par le « gendarme du monde » n’a visiblement pas eu les effets escomptés.
Loin de décourager ces hommes armés qui écument le pays de Bola Tinubu, depuis des lustres, défiant tous les pouvoirs qui se sont succédé, les bombardements américains les a visiblement dopés. Comme l’avait prédit le locataire de la Maison Blanche, « il faut faire plus pour protéger » les victimes de ces rapts réguliers. Mais il faudra surtout faire vite. Il urge que les autorités nigérianes arrivent à déployer la police et l’armée, non seulement dans les centres urbains, mais prioritairement dans ces endroits reculés, comme Kurmin Wali, sur lesquels les kidnappeurs ont jeté leur dévolu.
Rien ne semble arrêter ces individus sans foi ni loi, qui se cachent derrière des préceptes religieux fallacieux, pour mener de lugubres activités lucratives pour eux, car c’est contre rançon qu’ils daignent, parfois, accorder une tranquillité, d’ailleurs très souvent éphémère, à des populations désemparées qui ne savent plus à quel saint ou prophète se vouer. Du reste, contrairement aux constats de Donald Trump, les assaillants agissent sans considération d’appartenance religieuse ou ethnique, massacrant à tour de bras, tant dans les églises que dans les mosquées, menant des prises d’otages en masse, tant dans les marchés que dans les écoles et autres lieux publics. Rien ne leur résiste ! Rien ne les effraie, pas même les Forces de défense et de sécurité nigérianes sur lesquels ils semblent toujours prendre une bonne longueur d’avance. A moins que, comme le disent ceux qui acceptent difficilement que ces films d’horreur se jouent aussi régulièrement, les terroristes, car ils le sont, bénéficient de complicités à des niveaux insoupçonnés au sein de l’armée.
En tout cas, qu’ils soient des combattants de la nébuleuse « Boko Haram » à l’origine d’attentats-suicides et autres massacres de civils, ou d’une quelconque bande vivant des fruits des enlèvements de citoyens sans défense, ils doivent être combattus par tous, avec la dernière énergie. Du reste, le phénomène étant transfrontalier, régional, touchant aussi bien le Nigeria que d’autres pays du Golfe de Guinée et ceux du Sahel, c’est une stratégie d’ensemble qui doit être pensée et peaufiné pour en venir à bout. Dans cette logique, l’appui de puissances étrangères, en renseignement, en armements et en formation, au profit des armées locales, ne sera pas de trop.
Question : face à ce qui ressemble à un affront qu’ils viennent de subir, comment réagiront les Etats-Unis dont le « chef » est, pour le moment, préoccupé par le Groenland ? Sans doute que le rapt de Kurmin Wali ne restera pas impuni, mais, comme l’a si bien dit Donald Trump, « il faut faire plus » pour ramener la quiétude dans ces régions où se sont enkystés les terroristes de tout acabit ! Il s’impose une lutte de longue haleine qui, pour une efficacité certaine et durable, alliera, la riposte militaire et la mise en place de politiques de de développement au profit de toutes les populations, afin de mettre fin aux frustrations de certaines régions qui se sentent ostracisées !
Par Wakat Séra
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