Guinée : l’OCAD démantèle un présumé réseau international de trafic de cocaïne

image-74 Guinée : l’OCAD démantèle un présumé réseau international de trafic de cocaïne

Deux femmes, soupçonnées d’appartenir à un réseau international de trafic de cocaïne opérant entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, ont été présentées à la presse ce jeudi 12 février 2026 par l’Office central anti-drogue (OCAD).

La Direction de Office central anti-drogue (OCAD) a procédé, ce jeudi 12 février 2026, dans ses locaux de Coléah, dans la commune de Matam, à la présentation de deux présumées trafiquantes de cocaïne. Elles sont poursuivies pour détention, transport et trafic international de stupéfiants.

image-76 Guinée : l’OCAD démantèle un présumé réseau international de trafic de cocaïne

Il s’agit de Fatoumata Binta Diallo, de nationalité guinéenne, interpellée en possession de la drogue, et de Dame Ijéoma Anthonia Nwokedi, de nationalité nigériane, présentée comme le cerveau du réseau.

Selon le directeur central de l’OCAD, Abdoulaye Sangaré, les services antidrogues suivaient ce réseau depuis près de trois mois. « Nous avons été informés de l’existence d’un trafic de cocaïne structuré sous forme triangulaire entre la Tunisie, la Sierra Leone et la Guinée », a-t-il expliqué.

image-78 Guinée : l’OCAD démantèle un présumé réseau international de trafic de cocaïne
Le directeur central de l’OCAD, Abdoulaye Sangaré

Les investigations ont conduit à une opération de filature menée le samedi 7 février 2026 par la brigade de recherche de l’OCAD de Bambéto. La suspecte principale, Fatoumata Binta Diallo, a été interpellée aux environs de 20h30 dans le parking de l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré, alors qu’elle s’apprêtait à voyager.

Lors de son arrestation, les agents ont saisi 1,18 kilogramme de cocaïne, soigneusement dissimulé dans une valise ainsi que dans une paire de chaussures de sport que portait la mise en cause.

Interrogée, Fatoumata Binta Diallo a reconnu avoir reçu la valise et les chaussures de Dame Ijéoma Anthonia Nwokedi, qui lui aurait également remis la somme de 700 euros pour, selon ses déclarations, effectuer un voyage en Tunisie pour des soins médicaux. Elle affirme toutefois ignorer que les objets contenaient de la cocaïne.

Sur la base de ces révélations, la présumée propriétaire de la valise, domiciliée à Bambéto, a été à son tour interpellée et présentée à la presse. Les deux femmes devraient être déférées devant les autorités judiciaires compétentes pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Alpha Kanso

Partagez :