Conakry : de nombreux acteurs en conclave autour du Forum sur la Biodiversité 2026 

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Les travaux du Forum sur la Biodiversité se sont ouverts ce mardi, 28 avril 2026, à Conakry.  Pendant deux jours, plus de 200 acteurs, réunis autour du cadre de concertation du Réseau guinéen des aires protégées (RGAP pour coconstruire l’avenir de ses aires protégées (REGAP), vont réfléchir à comment concilier développement économique et protection des écosystèmes. Une initiative du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable avec l’appui de la Banque mondiale. Elle vise à protéger durablement la biodiversité, progresser socialement et croître économiquement.

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La Guinée compte 18 parcs nationaux et 53 aires protégées. Avec le mégaprojet Simandou 2040, l’exploitation minière entraine des pertes de biodiversité qui méritent une compensation.

Pour faire face à ces défis, notamment la conciliation du développement économique et du protection des écosystèmes, la Guinée et ses partenaires a initié ce forum sur la biodiversité. Il réunit plus de 200 acteurs : les ministères sectoriels, les communautés locales, les acteurs de la société civile, les conservateurs de la nature, les acteurs économiques, le secteur privé, ainsi que les partenaires au développement et les partenaires internationaux. L’objectif est de dessiner ensemble les limites du réseau national des aires protégées en tenant compte des considérations naturelles, économiques et sociales du pays.

Dans son intervention, Dr Moussa Bérété, représentant de la Compagnie du Transguinéen (CTG) à la cérémonie d’ouverture, a insisté sur le « devoir de réparation » des espaces dégradés par l’exploitation minière dans notre pays.  « On doit combiner performances minières et performances environnementales », a-t-il laissé entendre.

Même son de cloche chez Issa Diaw, représentant de la Banque mondiale qui finance cette activité. Selon lui, « les mines et l’environnement doivent être gérés ensemble. La nature n’est pas un frein au développement, elle en est le socle ». Il a, en outre, réaffirmé l’engagement de la Banque Mondiale à accompagner la Guinée dans la recherche de solutions aux problèmes environnementaux pour assurer le développement durable.

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Prenant la parole, la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Djami Diallo a rappelé les efforts du gouvernement pour la mise en valeur des aires protégées, avec la dotation de 21 véhicules, 200 motos et de drones.

En outre, Djami Diallo a rappelé que la protection de l’environnement est une obligation. « La nature est notre premier capital. Les ressources naturelles ne nous appartiennent pas, on doit œuvrer pour les léguer aux générations futures. Les aires protégées sont des espaces vivants, dynamiques. D’où la nécessité de trouver un équilibre entre l’homme et la nature ».

La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Bah Oury, en présence de nombreux membres du gouvernement. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la compensation des pertes de la biodiversité en rapport avec le projet Simandou. Il a insisté sur la gestion « organisée, lucide et durable de l’environnement en développant les réflexions et les anticipations ».

Selon nos informations, les principaux objectifs du Forum sur la Biodiversité sont :  

  1. Le lancement des concertations stratégiques et locales dans les 8 régions : lancer un processus participatif multi-acteurs dans toutes les régions administratives du pays, impliquant les départements sectoriels, communautés riveraines, collectivités locales, secteur privé, secteur minier, institutions de recherche scientifique, partenaires au développement et société civile, dans la révision et la co-construction des limites des aires protégées.
  2. Une feuille de route commune : adopter un plan de travail opérationnel avec toutes les parties prenantes pour la création et la gestion des 18 aires protégées prioritaires du Réseau Guinéen des Aires Protégées (REGAP), autour d’un calendrier clair et des objectifs prioritaires. 
  3. La structuration du financement durable : analyser des mécanismes de capitalisation de la Fondation pour la Conservation de la Biodiversité en Guinée (FCG) par l’ensemble des partenaires ouvrant la voie à un mécanisme de financement durable de la conservation de la biodiversité sur le long terme. 

  Alpha Mamadou Diallo

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