
Au départ, ils étaient 10. Dès le premier tour, les Aigles de Carthage ont crashé, les ailes déchiquetées par 12 missiles dont 5 tirés par les Suédois, 4 venus des Japonais et les 3 derniers lancés par les Pays-Bas. Mais, malgré la triple chute tunisienne, l’Afrique a réussi à placer 9 représentants dans la suite de la compétition. Sauf que l’euphorie suscitée par cet exploit n’aura été que de courte durée. Elle s’est très vite estompée, et les lendemains de ses qualifications « historiques » ont été des plus amers ! La raison, des quatre véritables favoris africains, seuls les Lions de l’Atlas ont su tenir, pour le moment, leur rang.
Les Bafana Bafana sud-africains, les Eléphants ivoiriens, les Léopards congolais, les Fennecs algériens, les Lions de la Teranga, sont tous passés à la trappe des 16es de finale de ce Mondial 2026. Comme si atteindre le deuxième tour, était la ligne d’horizon de ces nations africaines sans grande ambition, qui continuent certainement de croire que, pour elles, l’essentiel est de participer. Pas de gagner! Plombés par ce complexe de toujours se contenter de peu, et incapables de demeurer concentrés jusqu’au coup de sifflet final d’un match, les Africains font du sur place, jouant toujours les seconds rôles.
Les Black Stars ghanéens, les Pharaons égyptiens et les Requins Bleus cap-verdiens qui attendent de livrer leurs 16es de finale, échapperont-ils au syndrome de la 86e mn, minute qui a été fatale aux équipes africaines ? La Côte d’Ivoire qui avait réussi à revenir à la hauteur de la Norvège alors qu’elle était menée 0-1, n’atteindra jamais les prolongations qui étaient pourtant à sa portée, crucifiée par Erling Haaland à la 86e mn. C’est à la même 86e mn que les champions d’Afrique en titre, les Sénégalais, qui tenaient leur 16e de finale par 2-0, encaisseront la réduction du score par Romelu Lukaku, avant l’égalisation dans la foulée, à la 89e. Les Belges sur un pénalty de Youri Tielemans, encore lui, leur porteront le coup de grâce à 120+5.
Il faut le dire de go, ces Africains, sur qui tout un continent comptait, ont été boutés du tournoi à cause de la gestion désastreuse de leurs fins de match. La faute certes à des joueurs déconcentrés, mais surtout à des entraîneurs dénués de ce background qu’exige un tournoi d’envergure comme la coupe du monde. L’Ivoirien Emerse Faé et le Sénégalais Pape Thiaw, avec tout le respect que nous leur devons, pour les CAN 2025 et 2026 qu’ils ont respectivement remportées avec leurs équipe, sont, malheureusement, non seulement en manque de stratégies mais n’ont jamais pu tirer profit de leurs effectifs exceptionnels de joueurs talentueux qui n’avaient rien à envier à leurs adversaires de mondial, et pas moins camarades de clubs.
Les ambassadeurs de l’Afrique qui sont encore dans la course, notamment les Lions de l’Atlas, auront la lourde tâche de porter le rêve américain d’un continent noir dont le coeur a commencé logiquement à battre pour Dame Coupe du monde. Du reste, les Marocains, en prenant la quatrième place de Qatar 2022, ont bien démontré à la face du monde que le trophée mondial n’est pas la propriété exclusive de l’Europe et de l’Amérique du Sud.
Par Wakat Séra
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