
La Guinée et la Sierra Léone ont démantelé un réseau présumé de malfaiteurs, qui seraient impliqués dans des actions d’escroquerie et de trafic d’êtres humains. Selon la Direction générale de la police nationale guinéenne, 5 individus ont été interpellés et remis en Sierra Léone et remis aux autorités guinéennes. Ils ont été entendus par la Direction centrale de la police judiciaire et pourraient être inculpés pour des d’association de malfaiteurs, escroquerie, traite des êtres humains, trafic illicite de migrants et usurpation de titres et de fonctions.
C’est la porte-parole de la police nationale, Capitaine Rama Baldé, qui en a fait l’annonce à travers un communiqué rendu public ce vendredi 3 juillet 2026 dont voici la quintessence.
« Dans le cadre des enquêtes ouvertes suite à de nombreuses plaintes de familles guinéennes, une opération conjointe, menée par la Direction centrale de la police judiciaire à travers le BCN Interpol Conakry et le BCN Interpol Freetown, a permis l’interpellation des nommés Mohamed Lamine Camara, alias Tamisso, Abdul Camara, Ibrahima Sylla, Peter H. Condé, tous de nationalité guinéenne, membres d’un réseau installé dans une villa à Makeni, en Sierra Leone, frauduleusement présentée comme une ambassade de Guinée. Le même jour, Alpha Oumar Diallo a également été interpellé à Freetown pour des faits d’escroquerie portant sur 49 millions de francs guinéens. Le 27 juin 2027, ces cinq mis en cause ont fait l’objet d’une remise simplifiée de police à police à la frontière de Pamelap, avant d’être placés en garde à vue à la Direction centrale de la police judiciaire.
Les investigations ont révélé que ces individus utilisaient les activités de la société Infinity Millennials Qnet comme couverture pour recruter et extorquer des fonds à des jeunes guinéens désireux d’immigrer.
Au regard des éléments réunis au cours de l’enquête, les suspects pourraient être poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, traite des êtres humains, trafic illicite de migrants et usurpation de titres et de fonctions, conformément aux articles 784, 403, 323, 333, 678 et suivants du Code pénal en vigueur ».
Alhassane Diomandé Junior
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