
L’émotion est vive ce jeudi, 21 août 2025, au lendemain de l’éboulement survenu à Friguiadi, dans la préfecture de Coyah. Un pan de montagne s’est détaché, s’abattant sur les maisons. Le bilan dressé par l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes naturelles (ANGUCH) fait état de 13 morts et d’une dizaine de rescapés. En déplacement sur les lieux, le Premier ministre a exprimé la compassion des autorités. Bah Oury a aussi dénoncé les constructions anarchiques et le lourd héritage des régimes précédents dans la gestion de l’urbanisation.
« Au nom du Président de la République et au nom de l’ensemble des membres du gouvernement, nous sommes à Manéah suite à cette tragédie, pour présenter nos sincères condoléances aux familles éplorées et aux victimes… Pour le moment, c’est le temps de l’émotion. D’autres commentaires viendront par la suite, notamment sur les dispositions à prendre pour prévenir de tels drames. Heureusement que nous avions insisté pour que la décharge située juste derrière soit sécurisée, sinon la catastrophe aurait été encore plus spectaculaire. Déjà, le nombre de victimes dépasse la dizaine. Les secours poursuivent les fouilles dans les maisons ensevelies pour tenter de retrouver d’autres corps.
C’est une grande tristesse. Mais je dois dire que nous avons une responsabilité collective. Construire là où l’eau passe, sur d’anciens lits de rivières ou en contrebas des flancs de montagne, c’est une question de responsabilité individuelle et familiale.
Une catastrophe doit se prévenir. Pour cela, il faut identifier clairement les zones où l’on peut construire et celles où cela est interdit, et prendre les mesures qui s’imposent…
Nous héritons d’un lourd passif, des années de laisser-aller, qui conduisent à des tragédies comme celle-ci. Toutefois, l’heure n’est pas aux reproches. L’urgence, c’est d’apporter secours et assistance aux familles des victimes. Dans les prochains jours, d’autres mesures suivront. Nos sincères condoléances à tous ».
Alpha Mamadou Diallo
Partagez :