Présidentielle en Guinée : la DGE définit le rôle et les limites des observateurs nationaux et internationaux

image-87 Présidentielle en Guinée : la DGE définit le rôle et les limites des observateurs nationaux et internationaux

La Direction générale des élections (DGE) a tenu une importante session d’information et d’orientation à l’intention des observateurs nationaux et internationaux accrédités en Guinée. La rencontre a eu lieu ce mardi 23 décembre 2025 dans un réceptif hôtelier de Conakry et s’inscrit dans le cadre de la tenue de la présidentielle du 28 décembre prochain. La démarche vise à rappeler aux observateurs le cadre légal de l’observation électorale, les limites qui leur sont imposées, les règles du vote et les garanties mises en place pour assurer la transparence du processus.

Dans son intervention, la Directrice générale des élections, Madame Camara Djenabou Touré, est revenu sur le bien-fondé de cette rencontre avec les observateurs nationaux et internationaux accrédités en Guinée. « Il est toujours essentiel, en matière d’observation électorale, d’expliquer le cadre légal et institutionnel de l’élection, le niveau d’exécution des activités, ainsi que les droits et devoirs des observateurs, aussi bien au regard des lois nationales que des standards internationaux ».

image-88-1024x612 Présidentielle en Guinée : la DGE définit le rôle et les limites des observateurs nationaux et internationaux

Dans les détails, la Directrice générale des élections a apporté des précisions sur ce qui est permis et ce qui est défendu le jour du vote. « Les téléphones sont autorisés dans les bureaux de vote, mais strictement interdits dans les isoloirs. Toute prise d’image du vote viole le secret du suffrage et favorise des pratiques comme le rachat de conscience », a-t-elle précisé.

Elle affirme que le dispositif prévoit que l’électeur dépose son téléphone auprès du secrétaire du bureau avant d’entrer dans l’isoloir, puis le récupère après avoir accompli son devoir civique.

En outre, madame Camara Djénabou Touré a expliqué l’absence d’enveloppe le jour du vote, qui n’est plus indispensable. Pour la DGE, cette disposition s’explique par l’utilisation d’un bulletin unique sécurisé. « L’enveloppe est nécessaire lorsqu’il y a plusieurs bulletins par candidat. Avec le bulletin unique, elle n’est plus indispensable. Nous disposons aujourd’hui de l’un des bulletins les plus sécurisés en Afrique », affirme-t-elle.

Par ailleurs, la Directrice générale des élections a rappelé le rôle dévolu aux observateurs. « Ils observent, notent et rédigent des rapports. Ils ne doivent ni se mêler au vote, ni au dépouillement, ni à la centralisation des résultats », a-t-elle laissé entendre.

Alhassane Diomandé Junior

Partagez :