Incendie à Kindia : le dépôt de bois de Caravansérail entièrement ravagé

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Un violent incendie s’est déclaré dans la mi-journée de ce mardi, 14 avril 2026, dans le quartier Caravansérail, en plein cœur de la commune urbaine de Kindia. Le sinistre, qui a provoqué une vive panique parmi les habitants et les artisans de la zone, a ravagé une partie importante du marché de bois. Si aucune perte en vie humaine n’a été signalée, le bilan matériel reste particulièrement lourd, avec plusieurs ateliers de menuiserie, dépôts de planches et stocks de bois partis en fumée, rapporte l’Agence guinéenne de presse (AGP).

Selon les premières informations recueillies sur place, le feu aurait été provoqué par un mégot de cigarette mal éteint. Le sinistre s’est déclaré aux environs de 12 heures dans un dépôt servant de zone de stockage de bois et de charbon. Alimentées par des matériaux hautement inflammables, les flammes se sont rapidement intensifiées avant de se propager à une vitesse fulgurante aux ateliers voisins. En quelques minutes seulement, une épaisse fumée noire était visible à plusieurs centaines de mètres, attirant l’attention des riverains et semant la panique dans le secteur.

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Face à l’ampleur du brasier, les habitants et les artisans de la zone ont tenté, dans un premier temps, de contenir les flammes avec les moyens du bord. Munis de seaux d’eau, de sable et de quelques extincteurs improvisés, ils ont essayé de limiter la progression du feu en attendant l’arrivée des secours. Malgré leur mobilisation, la propagation rapide de l’incendie, favorisée par l’abondance de bois sec, a rendu toute tentative particulièrement difficile.

Dans cette zone dédiée à la filière bois, la désolation est totale. Des machines, des outils de travail et des stocks entiers destinés à la vente ont été réduits en cendres. Les victimes, visiblement sous le choc, peinent à mesurer l’ampleur des pertes subies. Interrogé sur place, Elhadj Abdoulaye Camara, menuisier, raconte les moments de panique vécus :

« Le feu a pris derrière notre atelier, dans la zone de stockage du bois et du charbon. Nous avons été alertés par une explosion. Mes apprentis ont dû fuir immédiatement pour éviter le pire. J’ai tenté d’intervenir, mais c’était déjà trop tard. Les flammes étaient trop fortes. Nous avons absolument tout perdu », a-t-il expliqué, visiblement ému.

Même désolation chez Elhadj Mohamed Ciré Fofana, également menuisier, qui voit des années d’efforts partir en fumée : « J’ai perdu une machine à bois essentielle à notre production, ainsi que de nombreuses planches déjà prêtes pour la livraison. C’est toute notre activité qui est paralysée. Aujourd’hui, nous sommes complètement démunis. Je lance un appel pressant à l’État et aux personnes de bonne volonté pour nous venir en aide », a-t-il plaidé.

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Alertée, la Protection civile s’est rapidement déployée sur les lieux avec plusieurs camions-citernes. Les sapeurs-pompiers, appuyés par la population locale, ont mené une opération intense pour maîtriser le feu. Après plusieurs heures d’intervention, les flammes ont finalement été circonscrites, évitant ainsi leur propagation aux habitations environnantes, qui étaient sérieusement menacées.

Bien que le quartier ait échappé à une catastrophe plus grave, l’émotion reste vive à Caravansérail. Les sinistrés, désormais privés de leurs outils de travail, s’inquiètent pour la reprise de leurs activités. Beaucoup d’entre eux tirent exclusivement leurs revenus de la menuiserie et de la vente de bois. Cette situation plonge ainsi plusieurs familles dans l’incertitude.

Les victimes appellent désormais à un élan de solidarité des autorités locales, du gouvernement ainsi que des bonnes volontés afin de les aider à se relever. En attendant, les lieux du sinistre présentent un spectacle de désolation : planches calcinées, machines endommagées et ateliers réduits à l’état de décombres, témoignent de la violence de l’incendie.

Alpha Mamadou Diallo

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