
C’est une audience express qui s’est tenue ce lundi 17 août 2026 au tribunal de Dixinn dans le procès de Bella Bah, fondateur d’école, jugé pour diffamation et injures par le biais d’un système informatique. Alors qu’il a nié les faits tout au long de sa déposition, le représentant du ministère public a requis sa condamnation à un d’emprisonnement. Le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 19 août pour rendre sa décision.
Les ennuis judiciaires de Bella Bah ont commencé la semaine dernière après une publication sur Facebook, qui viserait le premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry, que nous ne pouvons pas reprendre ici pour une question de décence. Le prévenu, reconnu pour sa virulence sur les réseaux sociaux, dénonce une extrapolation de ses propos.
Dans la foulée de son interpellation, l’imam Elhadj Mamadou Saliou Camara, avait déclaré avoir pardonné à Bella, plaidant pour lui auprès des autorités judiciaires. « Je suis un chef religieux… le Prophète (PSL) a été insulté à la Mecque mais a pardonné. Moi aussi je pardonne. Je ne porte pas plainte contre Abdourahmane Bella Bah. En ma qualité de chef religieux je dois prôner le pardon. Je prie les autorités guinéennes de pardonner à Bella, comme je lui ai pardonné », a réitéré l’imam devant les officiers enquêteurs.
A la barre ce lundi, Bella Bah a nié les faits, dénonçant les conditions de son arrestation et de sa garde à la Police judiciaire. « J’ai passé deux jours sans manger ».
Dans ses réquisitions, le procureur a requis sa condamnation à un an de prison ferme.
Dans leurs plaidoiries, les avocats du prévenu ont plaidé non coupable, pointant l’absence ou l’inexistence de partie civile dans cette affaire. En effet, le premier imam de Fayçal n’était pas présent à la salle d’audience. Ils ont plaidé la relaxe et de larges circonstances atténuantes en sa faveur.
Invité à dire son dernier mot, Bella Bah a sollicité une sorte de clémence, évoquant l’avenir des élèves qui fréquentent son école ‘’Les Dragons’’ qui pourrait être impacté par une décision privative de liberté.
Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 19 juillet 2026, pour rendre sa décision.
Alpha Ben Alimou
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