
La production de Bauxite en Guinée commence à avoir des répercussions sur l’environnement, et dont sur plusieurs secteurs comme l’élevage et la pêche, alerte un rapport publié par l’ONG belge IPIS et la guinéenne Action Mines.
Entre la pollution des cours d’eau et les multiples accidents entre le bétail et des camions de bauxite, les éleveurs doivent pratiquer leurs activités de plus en plus loin, souligne le chercheur Oumar Totiya Barry, coauteur du rapport. « Les éleveurs sont contraints aujourd’hui de se déplacer dans des zones beaucoup plus éloignées ou de partir dans des pays voisins comme la Guinée-Bissau. On constate également une multiplication des conflits entre agriculteurs et éleveurs mais aussi entre éleveurs et planteurs d’acajou avec le rétrécissement des espaces de pâturage lié à l’extension des concessions minières », explique-t-il.
Côté pêche, de nombreux ports artisanaux ont été détruits pour construire des ports minéraliers. Selon les personnes interrogées dans le cadre de ce rapport, cela n’a pas fait l’objet des compensations prévues par la loi.
Mais ce n’est le seul problème, ajoute Oumar Totiya Barry : « La pollution de la mer où se pratique cette activité de pêche ne fait pas non plus l’objet de compensation et il n’y pas également de plan de restauration des moyens de subsistance de ces pêcheurs qui ont perdu leur activité. »
L’augmentation du nombre de bateaux minéraliers augmente aussi les risques d’accidents de pêche. Et la réduction des ressources halieutiques force les pêcheurs à aller de plus en plus loin en mer, ce qui augmente leurs dépenses en carburant, et leur fait perdre des revenus considérables.
Radio France Internationale (RFI)
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