
Une réunion décisive s’est tenue hier, jeudi 11 juin 2026, dans les locaux de la mairie de Labé à l’effet de se pencher sur la fermeture de la boucherie suite à une hausse exagérée du prix du kilo de viande. Réunissant les représentants de la commune et les bouchers de la ville, cette rencontre avait pour objectif de trancher sur le prix du kilogramme de viande, au cœur d’un bras de fer entre professionnels de la filière et élus locaux.
Un compromis impossible : les bouchers réclamaient 70 000 GNF
À l’issue de près d’une journée de conclave entre eux, les bouchers avaient soumis aux autorités communales une proposition commune : porter le prix du kilogramme de viande à 70 000 GNF. Une demande que le maire a fermement rejetée.
Ibrahima Sory Bandian, conseiller communal, a détaillé le déroulement des discussions. « Nous avions demandé aux bouchers d’aller se concerter et de venir nous proposer un prix consensuel du kilogramme de viande dans un délai maximum de 72 heures. Chose qu’ils ont faite. Hier, ils ont passé pratiquement toute la journée en conclave. Aujourd’hui, ils sont venus nous faire part de leur proposition. Ils nous ont indiqué qu’ils souhaitaient revendre le kilogramme de viande à 70 000 GNF. »
La mairie tient bon : 60 000 GNF jusqu’au 1er juillet

Face à cette demande, le maire a rappelé qu’un prix de 60 000 GNF avait été fixé en concertation avec toutes les autorités compétentes, et ce jusqu’au 1er juillet 2026. Hors de question, donc, de déroger à cet accord avant cette date. « Le maire leur a fait comprendre qu’un prix de 60 000 GNF avait déjà été fixé jusqu’au 1er juillet prochain, en accord avec toutes les autorités. Il est donc impossible d’augmenter ce prix. Si un boucher veut abattre et revendre de la viande ici, le kilogramme restera à 60 000 GNF. Quiconque ne peut pas vendre à ce prix est libre de ne pas abattre. »
La mairie a toutefois laissé une porte ouverte : toute révision tarifaire pourra être discutée à partir du 1er juillet prochain.
Prix unique, tolérance zéro pour les contrevenants
La commune a également tenu à clarifier un point : le prix du kilogramme de viande est unique, quelle que soit la pièce ou le morceau concerné. Il est donc formellement interdit de pratiquer des tarifs différenciés selon les parties de l’animal.
« Il est impossible de fixer des prix différents selon les morceaux de viande. Si nous surprenons quelqu’un en train de vendre ou d’acheter le kilogramme de viande au-delà de 60 000 GNF, tous les contrevenants répondront de leurs actes et nous y veillerons de très près. »
La boucherie rouvre ses portes
À l’issue de cette réunion, les deux parties se sont entendues sur le maintien du prix réglementé. En conséquence, la fermeture de la boucherie de Labé, décrétée la veille par les autorités communales, a été levée dès le jeudi 11 juin 2026.
Pendant ce temps, des bouchers et un vétérinaire sont jugés depuis hier au tribunal pour vente de viande avariée. Ils risquent gros dans cette affaire, s’ils sont reconnus coupables.
La rédaction
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