
Si Rafiou Sow, mis aux arrêts ce vendredi dans une affaire de meurtre au Canada, n’a opposé aucune résistance, les agents de la Direction centrale de la police judiciaire sont accusés de casse. Des occupants de l’immeuble R+5 du quartier Koloma Soloprimo, dans la commune de Ratoma, accusent les agents venus procédé à l’interpellation de Rafiou d’avoir cassé leur porte.
Les agents de la DPJ sont arrivés sur les lieux aux environs de 19h30, à bord d’une voiture banalisée, de marque Mercedes. Sans s’adresser aux vigiles, ils ont pris d’assaut l’immeuble, à la recherche de Rafiou Sow, cité dans une affaire de meurtre de son ex compagne au Canada en juin 2007.
Après avoir monté les escaliers, les 3 agents ont été rejoints par les vigiles, habitués à contrôler les entrée et sorties de l’immeuble. Au niveau du 3ème étage, ils vont frapper à la porte, sans succès. Un des occupants des lieux va finalement se retrouver nez-à-nez avec un d’entre eux, dans le couloir de l’appartement, menant à sa chambre. Ils avaient déjà défoncé la porte.

La discussion va s’engager. « Nous sommes à la recherche de Rafiou Sow. Faites-le sortir », lance un agent. « Il n’y a pas un Rafiou Sow chez mois ici. Comment êtes-vous entrés ? ». Une question restée sans réponse. Les agents sont sortis pour reprendre les escaliers.
Ils vont dépasser le 4ème étage, là où justement habite Rafiou Sow, pour monter au 5ème. Là également, ils vont faire irruption et se retrouver en face d’une femme voilée mais qui ne portait pas sa burqa. Des cris retentissent.
Se rendant compte de l’erreur, les agents dévalent les escaliers et foncent au 4ème. Même mode opératoire. Rafiou Sow va être trouvé là. Aucune résistance. Il sera embarqué.
Au troisième étage, la porte est cassée. L’un des occupants interpelle les agents de la DPJ à qui il fait savoir qu’ils ont cassé la porte. Ils vont donner un numéro de téléphone au monsieur, suggérant d’appeler ce samedi 20 juin 2026 pour régler l’affaire. Tout au long de la matinée et une bonne partie de l’après-midi, les appels vers ce numéro sont restés sans réponse.
Notre interlocuteur se dit déçu de cette attitude et passe la nuit dans un appartement dont la porte principale ne ferme pas. « N’allez-vous pas porter plainte pour destruction de biens privés ? », a demandé notre reporter. En réponse, la victime, la mort dans l’âme, dit s’être résolu à réparer la porte.
Alpha Mamadou Diallo
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