
Un violent incendie s’est déclaré dans la soirée du lundi 18 mai 2026 à l’usine de production et de conditionnement d’eau minérale La Fontaine, située au quartier Nèguèyah, au Km5, dans la commune urbaine de Dubréka. Les flammes, particulièrement impressionnantes, ont réduit en cendres une grande partie des installations industrielles, provoquant d’importants dégâts matériels et plongeant des dizaines de familles dans l’incertitude, rapporte l’Agence guinéenne de presse (AGP).
Au-delà des pertes matérielles considérables, ce sinistre met brutalement au chômage plus d’une centaine de travailleurs directs et de nombreux autres employés indirects qui dépendaient du fonctionnement de cette unité industrielle.
Un incendie d’une rare intensité
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le feu serait parti d’un court-circuit électrique avant de se propager rapidement dans les différents compartiments de l’usine. La présence de matériels plastiques et d’équipements industriels hautement inflammables aurait favorisé la progression rapide des flammes.
Des habitants du quartier, alertés par une épaisse fumée noire et de fortes détonations, se sont mobilisés dans un premier temps pour tenter de limiter les dégâts avant l’arrivée des services de secours. Malgré l’intervention des sapeurs-pompiers, le feu avait déjà gagné une grande partie de la chaîne de production.
Les flammes ont ravagé plusieurs équipements de fabrication, des stocks de bouteilles plastiques ainsi qu’une importante quantité de marchandises destinées à la commercialisation.
Une entreprise qui faisait vivre plusieurs familles
Très affecté par la situation, Moussa Diallo, responsable technique de l’usine, a expliqué que l’entreprise constituait une véritable source de revenus pour de nombreuses familles de Dubréka.
« L’usine employait directement 126 personnes. En ce qui concerne les emplois indirects, le nombre est difficile à déterminer », a-t-il indiqué avec émotion au micro de l’AGP.
Selon lui, plusieurs jeunes de la localité dépendaient entièrement des activités de l’usine, notamment dans les domaines du transport, de la manutention, de la distribution et du commerce.
Des employés sous le choc
Sur les lieux du drame, plusieurs employés n’ont pas pu cacher leur tristesse face à l’ampleur des dégâts. Certains étaient en larmes en observant les installations partir en fumée.
Dame Saran, employée de l’usine depuis plusieurs années, affirme ne plus savoir vers qui se tourner après cette catastrophe.
« C’est ici que je gagne mon pain quotidien. C’est grâce à ce travail que je fais vivre ma famille. Aujourd’hui, je ne sais plus quoi faire », a-t-elle confié, visiblement bouleversée.
Comme elle, de nombreux travailleurs redoutent désormais des lendemains difficiles après la destruction de leur principal moyen de subsistance.
Les autorités locales au chevet de l’entreprise
Informées du sinistre, les autorités préfectorales et communales se sont rendues sur les lieux afin de constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux responsables de l’usine.
Le secrétaire général de la préfecture de Dubréka, Daouda Kaba, a souligné l’importance économique et sociale de cette unité industrielle pour la préfecture et même pour la capitale Conakry.
Selon lui, l’eau minérale produite par cette entreprise était largement consommée à Dubréka ainsi que dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment en raison de « la pureté et de la qualité de sa production ».
Il a également salué les efforts des secours et des citoyens mobilisés pour éviter une propagation du feu vers les habitations voisines.
Aucune perte en vie humaine
Malgré l’ampleur du sinistre et les importantes pertes matérielles enregistrées, aucune perte en vie humaine ni aucun blessé n’ont été signalés, selon les informations recueillies sur place.
Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de cet incendie qui laisse aujourd’hui une entreprise stratégique totalement dévastée et plusieurs familles dans l’angoisse du chômage.
La rédaction
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