
Le Syli National ne pourra pas devenir champion d’Afrique ni disputer de finale continentale dans l’immédiat. Soyons réalistes et mettons-nous au travail : les miracles n’existent pas avec l’équipe nationale A de Guinée en ce moment.
Le salut de notre football passe par un projet sérieux, axé sur le football à la base et la relance de l’académie d’élite de la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT). Sous la présidence d’Antonio Souaré, la Direction Technique Nationale (DTN) avait réussi à rassembler les meilleurs talents du pays au sein de cette académie. Les résultats ne s’étaient pas fait attendre : quelques mois seulement après sa création, la Guinée décrochait le titre de championne de la zone UFOA A avec son équipe minime.
Malheureusement, le Comité de Normalisation (CONOR) a brisé cette dynamique. Aujourd’hui, redynamiser ce projet est une nécessité absolue. Les autres nations africaines ont compris cette formule depuis des décennies. Pourquoi pas nous ?
Les réussites locales existent déjà : l’académie du Kerfalla Camara Kpc, l’académie Antonio Souaré et celle du CIK, initiée par le Général Mathurin Bangoura, ont amplement fait leurs preuves.
Investissons massivement dans nos infrastructures et offrons un encadrement de qualité à nos jeunes talents. En bénéficiant de meilleures conditions, cette nouvelle génération sera capable de nous ramener des trophées et d’assurer un avenir radieux au football guinéen.
Inspirons-nous de l’exemple du Maroc. Grâce à l’Académie Mohammed VI de football (AMF), inaugurée en 2009 à Salé, le royaume a travaillé patiemment durant des années pour atteindre le sommet du football mondial.
Réunissons les meilleurs techniciens du pays, bâtissons des infrastructures sportives partout sur le territoire et remettons-nous au travail. C’est à ce prix que, dans 5 ou 10 ans, la Guinée s’installera durablement parmi les géants d’Afrique.
Djibril Firawa Touré
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